Ce système de positionnement par satellites, est destiné à supprimer la dépendance de l’Europe vis à vis du système étasunien, le GPS (Global Positioning System). Cette indépendance est importante, car le GPS souffre de nombreuses restrictions sur la précision du positionnement (de l’ordre de 20 mètres pour le signal gratuit), et sur la fiabilité (le positionnement peut être impossible dans certaines zones du globe pour des raisons techniques ou/et politiques).

Le système sera sous contrôle strictement civil, contrairement aux autres systèmes existants qui sont eux, sous contrôle militaire. Pour cette occasion, une entreprise commune, Galileo Joint Undertaking (GJU), a été créée en juillet 2003. Son siège est à Bruxelles en Belgique.

 


Galileo diffusera 10 signaux :

  • 6 pour les services gratuits
  • 2 pour le service commercial
  • 2 pour le service public réglementé
 

Cinq services sont prévus :

 
  • Le service ouvert (ou OS pour Open Service) : comme le service gratuit offert par le GPS, mais la précision est plus grande : de l’ordre de 1 mètre. Aucune information d’intégrité n’est assurée. C’est ce service qui sera principalement utilisé par les particuliers
     
  • Le service commercial (ou CS pour Commercial Service) : le service est payant, la précision peut être améliorée par rapport au service ouvert, il est également possible de diffuser des informations cryptées à l’aide de 2 signaux supplémentaires. C’est principalement les abonnements à ce service qui assureront le financement de Galileo
     
  • Le service de sûreté de la vie (ou SOL pour Safety Of Life service) : identique au service ouvert, mais avec la fourniture de l’information d’intégrité. C’est ce service qui sera utilisé par toutes les applications où des vies humaines risquent d’être en danger si la qualité du signal s’affaiblit
     
  • Le service public réglementé (ou PRS pour Public Regulated Service) : la fiabilité du service est amélioré, est réservé à des administrations comme les pompiers, la protection civile ou encore la police. Comme ce service doit être disponible en tout temps, il utilise deux signaux à part et dispose de plusieurs systèmes prévenant un brouillage ou un leurrage du signal
     
  • Le service de recherche et secours (ou SAR pour Search And Rescue service) : destiné à la recherche des émetteurs d’alerte, possibilité d’avoir un accusé de réception sur une alerte. La réglementation et la définition des fonctions sont sous la charge de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) et de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI)